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avril 2024

Banque mondiale, FMI, BCE, BNB… Quelle différence ?

Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la Banque centrale européenne, la Banque nationale de Belgique... Le monde des finances est réglementé par une foule d’organisations. Savez-vous qui fait quoi ?

Fonds monétaire international

Le FMI contribue à assurer la stabilité financière dans le monde. À cette fin, il apporte un soutien financier aux pays qui en ont besoin. Ce soutien implique souvent des conditions strictes. Le FMI veut ainsi s’assurer que les pays améliorent leur économie de manière structurelle et ne se contentent pas de bénéficier d’une aide financière temporaire de « dépannage ».

Le FMI supervise l’économie mondiale et celle de ses 190 pays membres. Il donne également des recommandations aux pays pour l’élaboration des lois fiscales, et vise à faciliter le commerce international ainsi qu’à stimuler l’emploi et la croissance économique.

Le FMI est principalement financé par la « cotisation » versée par chaque pays membre. Le montant de cette cotisation dépend essentiellement de la puissance économique du pays. Plus un pays paie de cotisations, plus il a de droits de vote. Le FMI peut également octroyer des prêts.

Banque mondiale

L’objectif de la Banque mondiale est de promouvoir le développement économique, de lutter contre la pauvreté et de rendre la planète vivable pour tous. Pour ce faire, elle apporte un soutien technique et financier aux pays à revenu faible ou intermédiaire.

La Banque mondiale accompagne les pays dans la réforme de secteurs économiques inefficaces et dans la mise en œuvre de projets tels que la construction de centres de santé et d’écoles ou encore l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Pour mener à bien sa mission, la Banque mondiale se compose de cinq organisations différentes, qui apportent chacune leur contribution à cette mission. Par exemple, l’Association internationale de développement (IDA) accorde des prêts sans intérêt et des subventions aux pays les plus pauvres du monde. La Société financière internationale (SFI), par exemple, finance à son tour des investissements et fournit des conseils aux entreprises et aux gouvernements des pays en développement.

Grâce à sa bonne solvabilité, la Banque mondiale peut lever des fonds à des taux d’intérêt peu élevés et les prêter à des conditions favorables. Les réserves financières de la Banque mondiale proviennent de différentes sources : l’argent collecté sur les marchés financiers (par exemple, par l’émission d’obligations), les bénéfices réalisés sur ses investissements, les cotisations des pays membres, les contributions des membres (plus riches) et les pays emprunteurs eux-mêmes lorsqu’ils remboursent leurs prêts.

Banque des règlements internationaux

La Banque des règlements internationaux (BRI) est considérée comme la banque des banques centrales. 63 banques centrales sont membres-actionnaires de la BRI (qui comprend également la Banque nationale de Belgique et la Banque centrale européenne) et représentent ensemble 95 % de l’économie mondiale. Une banque centrale est responsable de la gestion de la politique monétaire, de l’émission de la monnaie nationale et de la régulation du système monétaire d’un pays ou d’une région.

La BRI remplit plusieurs fonctions. Tout d’abord, elle facilite les transactions entre les banques centrales. En outre, elle constitue un forum où les membres peuvent se rencontrer, échanger des idées et collaborer à des projets communs. La BRI émet également des recommandations politiques.

Le financement de la BRI provient principalement de ses banques centrales membres. Celles-ci détiennent des actions de la BRI et l’importance de leur investissement détermine leurs droits de vote et leur influence au sein de l’organisation.

Banque centrale européenne

La Banque centrale européenne (BCE) est l’institution financière la plus influente en Europe. Sa principale mission est de gérer la stabilité des prix dans la zone euro. La BCE joue un rôle crucial dans la définition de la politique monétaire des pays de la zone euro et a une influence significative sur la stabilité économique en Europe.

Le taux directeur fait partie des principaux outils de la BCE. Celui-ci affecte les taux d’épargne et le coût des emprunts dans toute une zone, ce qui permet à la BCE d’influencer indirectement les activités économiques telles que l’investissement et la consommation.

La BCE est également chargée de réguler la masse monétaire dans l’économie. En d’autres termes, elle détermine le nombre d’euros en circulation. En outre, la BCE joue un rôle majeur dans la supervision du secteur bancaire de la zone euro.

Banque nationale de Belgique

La Banque nationale de Belgique (BNB) est la banque centrale de la Belgique. Vous connaissez probablement la BNB pour son produit le plus connu : les billets de banque qu’elle émet dans notre pays. Mais elle a également d’autres missions. Par exemple, elle veille à la mise en œuvre de la politique monétaire de la BCE en Belgique. Elle a également pour mission de contrôler les banques, les assureurs et les autres institutions financières en Belgique.

Pour notre pays, la BNB joue également un rôle fondamental dans la collecte et l’analyse des données économiques. En outre, la Banque nationale est également la banque du gouvernement et gère la centrale des bilans et des crédits, où sont enregistrés les comptes annuels et les crédits.

La Banque centrale des Pays-Bas

La Banque centrale des Pays-Bas (De Nederlandsche Bank ou DNB) est l’équivalent néerlandais de la Banque nationale de Belgique. Ses fonctions et responsabilités sont similaires : surveiller la stabilité financière, assurer la fluidité des paiements, collecter des données économiques, etc.

Les fonds déposés sur les comptes d’épargne de NIBC sont protégés par la garantie néerlandaise des dépôts. C’est la Banque des Pays-Bas qui assure le suivi de cette garantie des dépôts, au nom du gouvernement. En cas de faillite d’une banque, la Banque des Pays-Bas et le Fonds de garantie des dépôts veillent à ce que les titulaires de comptes récupèrent leur argent, à concurrence de 100 000 € par personne et par banque.